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Les mots étaient des loups 

Les mots étaient des loups est le titre du spectacle crée par Anne-Laure Lemaire et Laurence de Sève. Ce spectacle aborde les thèmes de la pédophilie et de la pédocriminalité. 
Pour un projet artistique globalisé (PAG-Grand Est), elles ont fait appel à nous pour la création de supports à utiliser durant leurs ateliers avec des enfants de CP et CE1 de l'école La Fontaine à Saint-Dizier. Chaque support que nous avons imaginé est lle fruit d'une collaboration avec elles. Ensemble, nous avons défini des thématiques pouvant amener à une réflexion sur le rapport à la famille et l’adulte en général (jeu des 7 familles), sur ce que l’on a le droit de faire ou ne pas faire (carnet de bêtises), les secrets qui font du bien/les secrets qui font mal ou qui font peur (carnet secrets), sur l’expression de ses émotions (cocotte des émotions et cartes type “memory”), sur le consentement (carte des limites). 

 

Sur le spectacle :

Sur scène du sable. Celui des jeux d’enfants et des châteaux. Celui, mouvant, des marécages.
La poésie et la musique de Bach, comme un pansement, comme l’inverse du silence, qui laissent place à ce que les mots ont tant de mal à formuler.

Déchirure du silence, rupture de l’ordre des choses, écho de toutes les autres déchirures, tissulaires, psychiques, identitaires.

Une bande-son nous délivre la parole d’hommes pédophiles - nous n’avons pas trouvé de témoignages de femmes -tandis que les actrices viennent dire en creux les blessures des victimes. Et parfois c’est l’inverse. Le dispositif bifrontal répond à celui des cercles, des intervalles de parole, où agresseurs et victimes se rencontrent, s’écoutent et dialoguent. Nous sommes à l’intérieur de la sphère, entre humains, hors jugement.

« Le spectacle interroge d’une façon très poétique la question pédocriminelle. Sans jamais tomber dans le didactisme, le réalisme plat ou la dénonciation populiste, le spectacle donne à la fois à penser et à sentir en traduisant dans un dispositif dramaturgique complexe la souffrance engendrée par la pédocriminalité. Soutenu par une bande-son sophistiquée et dérangeante, donnant une large place à des archives authentiques, ce spectacle exigeant lance des pistes de réflexion sans donner toutes les clés : la place interprétative du spectateur est ainsi très grande. C’est un « théâtre qui nous réveille : nerfs et cœur », pour reprendre les mots d’Antonin Artaud. » - Pierre Verdrager

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